Radiodays Europe 2016 à Paris : les tendances et la synthèse Radiopub

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Les Radiodays Europe 2016 viennent de s’achever à Paris. 1500 participants venus de 62 pays ont échangé sur le thème « Vive la radio.  Créons le futur ! ». Si vous ne faîtes pas partie des 70 français présents durant ces 2,5 jours intenses et passionnants, voici une synthèse des meilleurs moments, sélectionnés en fonction de leur intérêt pour des pros de la commercialisation radio. D’autres sujets sur la programmation musicale, les antennes en général, ne sont pas évoqués ici mais vous pouvez en retrouver une synthèse sur le site des Radiodays Europe.

 

Succès & études

  • Malgré la menace des plateformes de streaming, la radio demeure un média puissant dans la plupart des pays européens (90% en Angleterre, 84% de pénétration en France avec une durée d’écoute stable).
  • L’écoute en ligne contribue au succès de la radio (56% des britanniques écoutent la radio sur un appareil digital)
  • Contrairement aux idées reçues, les études prouvent que l’audience demeure stable durant les écrans pub.

De plus en plus d’études analysent les comportements neurologiques en réaction aux spots radios :

  • Les espagnols ont démontré qu’un spot radio efficace commence à 180 mpm (mots par minutes) pour capter l’attention, puis doit retomber à 170 mpm pour faciliter la compréhension. Dans tous les cas, l’étude montre l’efficacité moindre d’un spot linéaire et monocorde.
  • Les anglais ont analysé l’effet de la musique dans la pub radio. Une musique consistante (toujours la même et reconnaissable) favorise l’efficacité du spot.
  • Un expert serbe à démontré, exemple à l’appui, la puissance de mémorisation d’un message audio qui exploite le storytelling et l’évocation d’images mentales.

Tendances

Les années précédentes les sujets à la mode furent le développement sur Internet (webradios, radiovison…), puis le mobile (applications…). Voici les sujets dominants de cette édition 2016 :

La maîtrise globale de l’environnement digital est devenue incontournable tant pour les antennes que pour les commerciaux (programatic, datas, technologie, réseaux sociaux, commercialisation réinventée, culture éditoriale et commerciale internet…).

  • la RNT n’apporte ni interaction, ni données auditeurs. L’avenir est donc bien du côté du web.
  • La commercialisation de l’audio online va progresser, à travers le programatic, la vente de streaming géolocalisé en local (via Triton Digital, TargetSpot, Adswizz…)
  • L’enjeu majeur est celui de la data auditeur. La richesse du futur réside dans la connaissance de l’auditeur. L’annonceur audio online ne s’intéresse déjà plus au diffuseur mais à l’auditeur et n’achète donc pas une marque radio mais des données individuelles.
  • Le commercial doit être aujourd’hui un expert multiplateformes radio + internet + réseaux sociaux + événementiel. Les concepts antenne et annonceurs doivent être pensés : social > contenu > diffusion et non plus dans l’autre sens.
  • Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat, Whatsapp, Youtube, Tinder…) et la vidéo sont au centre de la consommation média. Les radios doivent les intégrer à tous les niveaux pour recruter et fidéliser auditeurs et annonceurs. Il est important de comprendre et d’exploiter la capacité et la valeur du partage de contenu sur les médias sociaux.

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L’audio à la demande progresse est se préfigure comme la radio du futur (podcasts, radio personnalisée, curation…). Les expériences de Première Plus au Canada, de la BBC en Angleterre montrent une forte approbation du public. Comme la télévision en replay ou à la demande, la consommation audio de demain sera sur mesure, personnalisée.

L’interaction avec l’auditeur devient l’objectif prioritaire des antennes (auditeurs centric, datas, partages, réseaux sociaux, vidéos…).

  • Commercial et antenne doivent construire des stratégies éditoriales et marketing communes centrées sur l’auditeur, l’interaction, l’engagement, le contenu, la proximité. Le temps des programmes musicaux aseptisés est révolu car Deezer et Spotify sont déjà bien plus attractifs que les radios dans ce domaine.
  • Le développement d’une stratégie événementielle annuelle, déclinée avec des actions hebdomadaires, mensuelles, exceptionnelles (à l’antenne et hors antenne) doit faire partie intégrante du marketing auditeurs & annonceurs.
  • Les jeux contribuent au développement de l’audience mais ne doivent pas remplacer des contenus locaux interactifs et attractifs.
  • Les histoires des auditeurs, leurs avis, deviennent des sources de contenus attractifs et interactifs. Les auditeurs produisent de l’information, apprécient de partager et de viraliser leurs émotions (concours de photos d’auditeurs, implication de la radio dans la communauté…).

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L’innovation créative permettra aux radios audacieuses de se différencier et de gagner la bataille (différenciation, contenus, création pub, concepts multiplateformes…). Dans la plupart des pays européen, la radio est une industrie très professionnelle et innovante. Il suffit de venir aux Radiodays pour constater que la France n’est pas à la pointe de l’innovation et du professionnalisme… La régie publicitaire du service public belge dispose par exemple d’une cellule de recherche & développement créatif. Les professionnels européens maîtrisent et exploitent les études, les mesures d’efficacité, les analyses et prédictions. Ils partagent volontiers ce que les français préfèrent cacher.

Pour plus de détails sur ces différents points ou pour un conseil personnalisé, contactez moi.

 

Michel Colin

2 commentaires pour “Radiodays Europe 2016 à Paris : les tendances et la synthèse Radiopub

  1. bonjour
    je n’ai pas pu assister à toutes les conférences, et 3 de vos points m’intéressent, pourriez vous svp me renvoyer vers les conférences qui ont mis ces faits en avant svp ?
    ce sont ces 3 points :
    1/ la RNT n’apporte ni interaction, ni données auditeurs. L’avenir est donc bien du côté du web.
    2/ La commercialisation de l’audio online va progresser, à travers le programatic, la vente de streaming géolocalisé en local (via Triton Digital, TargetSpot, Adswizz…)
    3/ L’enjeu majeur est celui de la data auditeur. La richesse du futur réside dans la connaissance de l’auditeur. L’annonceur audio online ne s’intéresse déjà plus au diffuseur mais à l’auditeur et n’achète donc pas une marque radio mais des données individuelles.

    merci

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