Les recettes nationales des Indés Radios seront proches de 0 en mai.

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Jean-Eric-Valli

 

Jean-Éric Valli, Président des Indés Radio, était hier l’invité de « La Lettre Pro à la maison », interviewé par François Quairel. Extraits choisis.

Êtes-vous inquiet pour la survie de certaines radios ?

Jean-Éric Valli  : « Par principe oui, car personne ne pourra dire quand la crise sera terminée. Je pense que l’on peut tenir 2 mois, je ne suis pas sûr que l’on pourra tenir plus de 3 mois. Si les aides annoncées sont au rendez-vous, je ne suis pas inquiet. Mais on ne sortira pas indemne de tout ça. Un encouragement gouvernemental en direction des annonceurs sera le bienvenu. »

Quels sont les retours de TF1 Publicité, la régie nationale ?

Jean-Éric Valli : « Le chiffre d’affaire national (92,5 Mio € en 2019) est en chute de -40% en mars pour le diffusé (0 au niveau des signatures),  -80% en avril et je table sur un mois de mai proche de 0 même en sortant de la crise sanitaire. Avec le décalage de paiement, mars sera payé en mai, avril en juin. Il faut donc s’attendre à aucun revenu national reversé en juillet ».

Quelle est la situation au sein des Indés Radio et du Groupe 1981 ?

Jean-Éric Valli : « Notre chiffre d’affaire est en train de tendre vers 0. Tous les postes non essentiels au fonctionnement de la radio sont en chômage partiel ; d ‘une manière générale tous les postes commerciaux, puisqu’il n’y a plus de clients, une grosse part des services administratifs, ceux qui ne sont pas essentiels au fonctionnement de la radio, une partie des postes techniques et antenne. Dans le Groupe 1981, sur 110 salariés, 57 sont au chômage partiel ».

Comment se prépare la reprise ?

Jean-Éric Valli :  « La psychologie de tout le monde est de fabriquer un programme radio cohérent, qualitatif, qui correspond à la situation. Comment on se prépare à la suite ? Euh… la date de fin de confinement on ne la maîtrise pas…. C’est compliqué de se transposer dans le futur. Ce qu’on essaie de faire, c’est de ne pas hypothéquer le futur dans des décisions présentes. Donc on est particulièrement attentif à la diffusion des annonceurs qui nous font confiance en ce moment, on les valorise dans nos écrans, on a même instauré un message de remerciement sur nos stations Groupe 1981. On continue à travailler sur les dossiers DAB. Mais j’avoue que c’est assez compliqué pour la plupart d’entre nous parce que quand la crise est aussi majeure, que les recettes sont aussi atteintes, c’est assez difficile de se transposer dans le futur. »

 

Interview à revoir dans l’intégralité ICI