A lire sans modération : le hors-série DIGITAL de La Lettre Pro de la Radio

La radio change. De nouveaux usages apparaissent et sont adoptés par les auditeurs. Au milieu de ce maelström, mieux vaut connaître les outils qui émergent et savoir les utiliser pour préserver ses audiences. C’est la philosophie de ce nouveau hors-série gratuit réalisé par La Lettre Pro de la Radio. Une boîte à outils de 32 pages à parcourir durant les vacances pour réussir sa rentrée.

Au sommaire du numéro hors-série DIGITAL : 

  • La boîte à outils de l’audience digitale
  • Laurent Frisch (Radio France) :  » La radio est très agile sur le numérique »
  • Hotmixradio, le succès d’un pure player
  • Comprendre le streaming
  • Créer son podcast en 10 étapes
  • Le podcast natif pour bousculer l’audience
  • Patrick Beja, profession podcasteur
  • Comment dompter les assistants vocaux ? 
  • DAB+ : la France accélère
  • L’écosystème de l’audio digital en juin 2018
  • 4G, 5G… Quelle place pour la radio ? 
  • Le secret des community managers
  • Bien faire vivre ses réseaux sociaux
  • Les Indés Radios : cap sur le digital
  • 4 produits numériques hi-tech incontournables 
  • Radio 2.0 Webinar Series – Saison III
  • Facebook Live : le meilleur ami de la radio ?

5 exemples de revenus digitaux locaux

Dans le numéro 71 de La Lettre Pro de la Radio, paru en septembre 2015, Michel Colin avait déjà rédigé un article intitulé « 10 exemples de sources de revenus digitaux locaux pour vos radios ». Près de 3 ans plus tard, ces 10 pistes sont toujours d’actualité. Mais certaines s’avèrent beaucoup plus profitables que d’autres. Faisons donc le point dans ce hors-série sur le digital en radio.

 

Téléchargez gratuitement le hors-série « Le digital en radio » ICI.

 

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Dans la course au media global, le triple média Radio + TV + Web s’impose naturellement

La convergence dont nous parlons depuis longtemps prend la forme du triple média  Radio, TV, Web.  A Triple-Play Network comme disent les américains. On devrait plutôt dire ; Audio + Vidéo + Web pour les contenus,  Online – Social – Mobile pour les canaux, et Personnalisé – Prédictif – Communautaire pour l’expérience utilisateur (UX).

Depuis le lancement de BFMTV en 2005, les radios produisent de l’image sur le web : Europe 1, RTL, RMC, RTL 102,5 (Italie), puis récemment FranceInfo: et hier NRJPlay  (national). La fièvre du média global touche aussi les marchés régionaux ; Fm1today (Suisse) et locaux D!CITV, MaritimaTV … De nombreux projets de « média global » sont en gestation à chaque niveau de marché. Un indicateur : tous les médias achètent des webcams, des micros et engagent des community managers !

 

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Bonne nouvelle ! La radio dispose d’une très longue liste d’atouts concurrentiels pour réussir sa transformation digitale et migrer vers le triple media :

  • un modèle économique rentable,
  • une consommation du média stable à 2h53 par jour pour plus de 8 français sur 10,
  • l’affinité radio & réseau social, l’interactivité, les communautés,
  • l’hyper-proximité et le mass média en même temps,
  • la géolocalisation en temps réel,
  • des contenus authentiques,
  • un média mobile électronique et 2.0,
  • la maîtrise du Live, de l’événementiel, du gaming et des coûts,
  • la maîtrise du replay, de l’audio à la demande et des podcasts,
  • la créativité illimitée de l’audio,
  • la réactivité en temps réel 7/7-24h24,
  • le streaming one to one,
  • la collecte et l’exploitation facile de datas,
  • des DMP et des offres programmatiques audio opérationnelles,
  • l’efficacité publicitaire transmédia 1+1+1=5.
  • le triple média  Radio + Video + Web est la meilleure combinaison pour impacter et engager les cibles multi-tâches qui consomment, en mobilité ou en ligne.

On pourrait encore trouver d’autres avantages compétitifs dans les radios FM et online, en fonction des talents disponibles et des formats, du plus mainstream au plus pointu. Car en plus d’être une bonne école de communication, de marketing et de ventes, la radio est souvent le berceau médiatique des stars du P.A.F.

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Le media global doit inventer un nouveau design pour livrer un accès facile et rapide à l’info, rendre service à l’internaute-lecteur-auditeur-consommateur. La publicité doit s’adapter à cette nouvelle logique de consommation média : il faut penser des formats intelligents, qui ne gâchent pas l’expérience utilisateur (l’UX) quel que soit le support, mobile, tablette, ordinateur ou SmartTV. (A lire absolument « L’UX au service des médias, mode d’emploi » ).

Une rentrée sous le signe de l’innovation mediatique !

Peu après la rafraichissante surprise des premiers jours du triple média FranceInfo:, NRJ lance la plateforme digitale NRJ Play qui réunit les contenus des médias TV, Radio et Web du groupe. Au même moment, la régie NRJ GLOBAL lance 5 nouveaux dispositifs Radio FM + Radio Digitale innovantes (A lire  « NRJ GLOBAL lance 5 offres publicitaires radio FM + radio digitale innovantes« ), ciblés vers les 25-49 ans, pour  « augmenter les ventes lors des pics de consommation de fin d’année« .

Ces cinq offres impactantes combinent la puissance des radios du Groupe NRJ (21,7 millions d’auditeurs chaque semaine) et celle de ses 220 radios digitales, qui réalisent plus de 53 millions de sessions d’écoutes actives chaque mois. Avec une offre triple media de cette puissance, le prix de l’action NRJ devrait se consolider (et donner au groupe multimédia une valeur de rachat qui devrait convenir à son fondateur ;).

Kevin Benharrats (source offremedia.com) « Nous avons initié, il y a un an, une stratégie de déploiement digital d’envergure qui s’est concrétisée par plusieurs réalisations, notamment le lancement du site NRJ Games, dédié aux jeux-vidéo et à la high-tech, la refonte des sites de nos radios, la mise en place d’une DMP, ou encore la création d’une offre programmatique audio inédite. (…) NRJ Play occupe une place centrale dans notre écosystème digital en exposant tous nos médias (…) », déclare , Directeur Délégué des activités commerciales et du développement numérique NRJ Group.

nrjplay

 

En résumé, le sprint est engagé ; les contours du « média global » se dessinent sous nos yeux et dans nos oreilles. Le triple média se construit autour de la vidéo, de la radio et du web. Exit le print qui ne ferait ni vidéo, ni audio. Dans cet emballement médiatique, la qualité, l’authenticité et la créativité des contenus feront la différence. La monétisation reste le nerf de la guerre. Mais c’est visiblement l’audio qui offre encore la meilleure rentabilité et le modèle économique le plus fiable, surtout lorsque la radio développe des offres globales radio + web + vidéo, (auxquelles il convient de rajouter l’événementiel). Reste à savoir quelles places occuperont les géants du web dans cet échiquier ?

Michel Colin
Mediatic Conseils

 

 

EnglishWaves, la webradio qui a trouvé son modèle économique fait le buzz sur Europe1 et dans le JT de France 2 !

logo English Waves

 

EnglishWaves est une webradio française pour se perfectionner en anglais créée par Vincent Dennery.
Le modèle économique de la webradio tourne autour de 3 sources de financement :

  1. des abonnements mensuels (voir les 3 packs à 6,95€ par mois) souscrits par des particuliers, des établissements d’enseignement et des entreprises.
  2. des partenariats avec des entreprises qui sponsorisent des contenus comme GO English avec Langage Through Culture, O.I.S.E. sponsor de The Prepa Series ou EF Education First sponsor de The Story Behind the Song. De nombreux autres sponsors vont rejoindre la station dans les prochaines semaines. Le potentiel est vaste car de nombreux secteurs d’activités peuvent produire des contenus attractifs en anglais.
  3. de la publicité display sur le site et des spots sur la webradio.

 

 

 

NRJ Global déploie le programmatique audio pour ses webradios avec Triton

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Pour monétiser ses 220 webradios NRJ Global va ouvrir le 12 octobre son adexchange audio avec Triton comme partenaire technique. L’annonce a été faite par Kevin Benharrats lors de la présentation de rentrée de NRJ Global. Les annonceurs pourront ainsi cibler les auditeurs de webradios en fonction de nombreux critères de cible dont la géolocalisation.

Le 1er octobre sera lancé, avec AdTech, une plateforme programmatique display . 

Enfin, le 14 décembre, le groupe NRJ lancera avec Adobe sa propre data management plateform (DMP) reliée  à la nouvelle plateforme programmatique audio.

La vidéo de la présentation de rentrée NRJ Global.

Zoom sur Radiooooo, une webradio collaborative originale capable de lever 500’000 euros

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Radiooooo est une webradio collaborative lancée en juin 2014 par un groupe de DJs et artistes français.

Le concept : faire voyager l’auditeur en musique, aux quatre coins du monde et à travers le temps. Sur le site au graphisme manuel, il suffit de sélectionner un pays, une époque (toutes décennies disponibles des années 1900 jusqu’à aujourd’hui) et de se laisser porter par les mélodies (ça ressemblait à quoi un tube kazakh dans les sixties ?). En tant que plateforme collaborative, Radiooooo offre la possibilité aux utilisateurs de créer un compte pour partager leurs découvertes musicales et connaissances.

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6 mois après son lancement, la plateforme comptait déjà 450 000 utilisateurs et 8 000 connections par jour.

Grâce à une levée de fonds de 500 000 euros en avril dernier, la webradio va pouvoir se développer à l’international. Sur la question de la monétisation du site, les fondateurs expliquent que la 1ère version du site à été financée par une levée de fonds et qu’à terme, la base de données de titres leur permettra de générer des revenus. L’accès à la plateforme restera gratuit. 

Les dernières fonctionnalités ajoutées permettent désormais aux utilisateurs d’acheter leurs trouvailles musicales préférées via le site ; de sélectionner différentes destinations et décennies pour écouter une playlist aléatoire ; et de partager leurs écoutes sur les réseaux sociaux.

Pour un tour du monde et des époques en quelques clics, allez faire un tour sur Radiooooo.

Radio Doudou : quel modèle économique pour une radio sans pub audio ?

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Si vous êtes parent d’enfants en bas âge, peut-être avez-vous déjà entendu parler de Radio Doudou.

Lancée en mars 2014 à l’initiative de Julien Bocher, cette webradio s’adresse aux tout-petits et diffuse 24h/24h des morceaux de genres variés (Debussy, les Beatles, jazz, berceuses, etc.), des petits clins d’œil et des conseils de professionnels de l’enfance. Les 1000 titres disponibles offrent aux enfants et parents de nombreux moments de découverte musicale.
Radio Doudou s’écoute gratuitement en ligne ou via l’appli payante (version simplifiée 1,99€ et version premier 3,99€), le tout sans pub. Grâce à son concept original et à une belle exposition médiatique dès son lancement, la radio attire 50 000 auditeurs par mois (1 million de connexions) et l’appli a été téléchargée 30 000 fois.

Quel modèle économique pour Radio Doudou ?

Dans l’optique d’offrir à tout moment l’accès à une programmation musicale adaptée aux enfants en bas âge, Julien Bocher a fait le choix de ne pas diffuser de pub audio à l’antenne. Ce sont les téléchargements de l’appli, les opés spé et le display sur le site qui génèrent l’essentiel des revenus de Radio Doudou :

  • Le display sur le site via Google et Moneytizer : 20 %
  • La pub sur mobile via Admob et Moneytizer : 5%
  • L’appli standard : 20 %
  • L’appli premium : 25 %
  • Les accords direct avec les annonceurs et opération spéciales : 30%

Cette combinaison de solutions de monétisation permet à la jeune radio d’atteindre l’équilibre financier.

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Apple Music débarque dans 500 millions d’Iphone avec ses radios personnalisables et 30 Millions de titres en streaming

https://youtu.be/9-7uXcvOzms

 

Un acteur de plus, et pas des moindres, se positionne sur le marché de streaming. Apple Music va capter un part du temps passé à l’écoute de l’audio en ligne et représente donc un sérieux concurrent pour le média radio.

De nombreuses fonctionnalités sont disponibles. Pour utiliser apple Music, il vous suffit de lancer la dernière mise à jour sur votre Iphone. Le service sera gratuit durant trois mois, histoire de bien réussir son lancement. 

Apple Music et ses radios

Des playlists personnalisées et thématiques sont assimilées à des « radios », mais la vedette est déjà Beats 1 la radio animée par des stars de la musique depuis 3 studios à N.Y.C, Londres et L.A. 
Apple a annoncé que les différentes émissions seraient proposées à l’avenir en écoute à la demande.

Si Apple a les moyens de financer à fonds perdus cette radio unique en son genre, la publicité y sera tout de même présente, mais à petites doses. Il ne devrait ainsi pas y avoir de spots à proprement parler, mais des « mentions audio » d’annonceurs y seront prononcées par les animateurs et les DJ. Il s’agit là d’une pratique assez répandue dans les podcasts audio américains.

Voici des liens vers des articles qui vous détailleront toutes les fonctionnalités de Apple Music :

Michel Colin

 

 

Les éditeurs de presse anglosaxons s’emballent pour les webradios

The Boston Herald Radio

Plusieurs éditeurs de la presse locale US lancent leurs webradios

En février, Niemanlab publiait un article relatant l’engouement de la presse locale américaine pour la radio en ligne.

Plusieurs éditeurs développent leur propre webradio, relayant ainsi une partie de leurs contenus papier à l’antenne. C’est notamment le cas de The New Canaan Advertiser, un journal du Connecticut, et de la chaîne de journaux régionaux Hersam Acorn Newspapers. Les infos et talks locaux s’étant progressivement réduit à NPR, il y a de la place pour de nouvelles offres sur le marché.

Les coûts de création étant faibles, les éditeurs se lancent et intègrent leur webradio dans une stratégie multi-média globale. Pour Joe Siacca, éditeur de The Herald et de The Boston Herald Radio, « la radio est le meilleur moyen faire circuler une info rapidement ». Leurs news passent donc avant tout par l’antenne, puis sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook) et sont enfin relayées sur leur site.

Ce développement est une tentative pour les journaux locaux de gagner en audience – notamment jeune – dans un univers média ultra compétitif. Selon une étude d’Edison Research, 64% des 12-24 ont écouté la radio en ligne chaque semaine en 2014 ; il y a donc un potentiel pour les éditeurs  ayant des difficultés à capter cette cible.

Les webradios permettent également aux éditeurs d’élargir leur offre commerciale et de proposer des formats audio/display, d’intégrer de l’audio dans leurs packages print/online.

Le cas Monocle au Royaume-Uni

Le magazine lifestyle Monocle, distribué à plus de 70000 copies sur les marchés anglophones, dédie la plus grosse part de ses investissements digitaux à l’audio en ligne.

Monocle Radio

En 2011, le magazine a lancé Monocle 24, une radio internet diffusant en continu ses contenus éditoriaux papier et proposant des programmes quotidiens et hebdos spéciaux en live et en podcast sur les plateformes iTunes, SoundCloud et autres applis.

L’équipe audio est composée de 18 employés à plein temps et de 16 contributeurs réguliers. Selon Monocle, 550 000 auditeurs écoutent ses programmes à travers les différents canaux chaque mois.

Rolex, UBS, GE, Korean Air, Pictet, Lexus et Krug comptent parmi les plus gros annonceurs de Monocle et certains d’entre eux investissent significativement dans des solutions de communication audio, notamment à travers le sponsoring de programmes et le « native advertising ».

Sources : Niemanlab et Digitalday